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Luxembourg (FR)
Donner de la valeur à vos valeurs

LA LETTRE MENSUELLE - Mars 2022

MACRO CORNER

Les tensions inflationnistes et géopolitiques ont rendu les valorisations plus attractives

A ce stade (mercredi 2 mars 2022), le choc ukrainien ne représente pas une menace forte pour la croissance mondiale. Les investisseurs hésitent entre « acheter au son du canon » et rester prudents à cause des problèmes d’inflation que cette crise exacerbe (graphique 1).

Au vu des sanctions annoncées par les Etats-Unis et l’Europe, l’impact économique de la guerre entre la Russie et l’Ukraine serait limité. Ce diagnostic pourrait évoluer si la Russie et l’Occident entraient dans une escalade de sanctions aboutissant à des ruptures d’approvisionnement de matières premières en Europe et à une accélération encore plus forte de la hausse des prix du pétrole (vers 150 dollars ou même 200 dollars). Pour l’instant cependant les sanctions occidentales évitent soigneusement le domaine de l’énergie. Si on en reste là, le prix du pétrole ne dépasserait pas 110-120 dollars le baril, avec un impact modeste d’environ -0.2% sur la croissance mondiale en 2022 (-0.35% en Europe et -0.15% aux Etats-Unis, moyenne des prévisions actuelles). Quant au choc migratoire de l’Ukraine vers la Pologne et l’Allemagne, il interviendrait dans une situation de plein emploi dans ces deux pays, avec sans doute, au moins au début, un sentiment de solidarité qui contiendra les risques de crise sociale.

Le poids des économies russes (3% du PIB mondial) et ukrainiennes (0.5%) étant faible, le choc ukrainien se transmettra à l’économie essentiellement par une hausse supplémentaire de l’inflation, hausse qui pénalise certaines entreprises (baisse des marges) et qui fragilise la confiance des consommateurs. Cette fragilisation est déjà à l’œuvre aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, et dans une moindre mesure en Europe (graphique 2). La confiance des consommateurs européens devrait continuer à baisser face à la diffusion de l’inflation (comme l’atteste la forte hausse de l’inflation en France en février) et à l’aggravation des tensions sur les prix des matières premières.

Cependant, le lien entre confiance des consommateurs et consommation réelle est souvent assez lâche. Aux Etats-Unis la consommation a beaucoup moins ralenti ces derniers mois que ce que suggère les indicateurs de confiance, comme le montre le rebond des dépenses des ménages en janvier (+1.5% en volume, après deux mois de baisse). Le dynamisme du marché de l’emploi explique en partie cette divergence entre confiance et consommation réelle. De plus, les prochaines semaines devraient voir un regain de la consommation de services du fait de la forte baisse des restrictions sanitaires dans presque tous les pays. Les achats d’automobile devraient par ailleurs bénéficier de l’atténuation progressive des pénuries de composants électroniques. Enfin, beaucoup de pays utilisent l’arme budgétaire pour compenser l’impact des hausses de prix sur les ménages et les entreprises.

Pour les banques centrales, enfin, le choc ukrainien est ambigu. Les perspectives d’inflation se détériorent encore mais les perspectives de croissance sont aussi fragilisées, surtout en Europe. Et surtout, ce type de choc tend à rendre les grandes banques centrales particulièrement attentives à la stabilité financière. Elles peuvent craindre que les primes de risque ne montent trop vite sur les marchés et dans le système bancaire, avec des conséquences négatives pour le financement de l’économie. Le niveau d’aversion au risque a en effet significativement monté sur les marchés financiers depuis plusieurs semaines (graphique 3). Le rythme de la « normalisation » des politiques monétaires sera donc moins rapide que prévu au cours des prochains mois (réunion BCE le 10 mars et Fed le 16 mars).

Les évènements récents ont donc permis une baisse des taux d’intérêt réels, ce qui a entraîné une inversion du mouvement de rotation hors des défensives et des valeurs chères, mouvement qui était à l’œuvre depuis décembre 2021. Il faut dire que ces valeurs avaient déjà beaucoup baissé (plus de 20% pour le Nasdaq, et 40% pour les Biotechs). Cet univers de valeurs sera peut-être à nouveau chahuté quand les taux longs grimperont sur de nouveaux plus hauts, ce qui est probable à moyen terme. Mais pour l’instant elles sont moins vulnérables, ce qui permet de limiter les dégats sur les indices boursiers. Enfin, les ratios cours/bénéfices des actions ont considérablement chuté, particulièrement en Europe, alors que les taux réels restent extrêmement bas, ce qui rend les actions de plus en plus attractives (graphique 4).

La situation géopolitique nous oblige pour l’instant à la prudence, prudence reflétée par nos taux d’exposition au marché des actions. Nous conservons notre position thématique de « relance verte », thème qui prend encore davantage de sens dans le contexte actuel de crise énergétique.

MICRO CORNER

Neutralité carbone : un thème d’investissement pour développer son patrimoine dans un contexte d’inflation ?

Analyse de Laurent Trulès et Tristan Fava, coordinateurs de l'investissement responsable pour Dorval Asset Management, co-gérants du fonds Dorval European Climate Initiative.

Les fonds d’investissement dits « fonds climat » jouent un rôle essentiel dans la transition écologique. Ils contribuent doublement à la transformation de l’économie, d’abord en soutenant le développement des technologies innovantes les plus prometteuses, et en accompagnant les entreprises traditionnelles vers des activités décarbonées. Ils permettent ainsi de contribuer à l’atteinte de la neutralité carbone et de participer à la lutte contre le réchauffement climatique.

La mobilisation de tous nécessaire pour un impact climat positif

Crise de l'énergie, pouvoir d’achat, urgence climatique, transition écologique… ces expressions ont envahi notre quotidien. Si elles résonnent comme des signaux d'alerte, elles sont aussi le signe d'une transformation en cours qui nous appelle à agir, à changer nos modes de consommation, de production, de mobilité. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050 préconisée par le GIEC[1], tous les acteurs doivent se mobiliser, gouvernements, citoyens, entreprises, scientifiques… En effet, seule la consolidation des efforts de tous se traduira par un impact positif sur le climat et conduira à une économie plus vertueuse.

Du point de vue de l'investisseur, la nécessaire transformation de l'économie et des entreprises vers des activités décarbonées offre d'importantes opportunités d'investissement durable. La crise énergétique a entraîné l'envolée des cours du carbone, qui ont quasiment triplé en 2021. Le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen est passé d'environ 30 euros fin 2020 à 85 euros un an plus tard. Cette forte augmentation a un impact direct sur les producteurs d'énergie et sur la compétitivité des énergies renouvelables par rapport aux énergies hautement carbonées telles que le pétrole, le gaz ou le charbon.

Des effets positifs et conjugués pour une transition écologique et économique

Deux effets doublement positifs se conjuguent en faveur d’une transition favorable au climat. D'une part, du côté de l'offre, l'augmentation des volumes de production d'énergies renouvelables fait baisser leur prix de revient. En étant de plus en plus abordables à produire, les énergies renouvelables légitiment leur démocratisation et permettent d’apporter davantage d’innovations sources de gains d’efficacité.  Du côté de la demande, l'augmentation du prix de l'électricité incite les consommateurs les plus énergivores à se protéger de

l'inflation en intégrant de plus en plus d'énergies renouvelables à leur consommation. D'autre part, la forte augmentation du prix de la tonne de CO2 amène les grands consommateurs (aciéristes, cimentiers…), à s’orienter vers de nouvelles technologies de captation et de décarbonation notamment. Pour eux, ce n'est plus seulement une question d'image, mais désormais une question de viabilité économique. L'électricité représente une part non négligeable de leurs coûts de production. Ils sont à la fois amenés à payer une facture énergétique plus élevée et en même temps ils sont susceptibles de devoir acheter ces quotas d’émissions, dit « droits à polluer » plus cher. La perspective d’un prix du carbone de plus en plus élevé fait qu'ils ont tout intérêt à investir dans leur propre décarbonation.

Des fonds climat labellisés, certifiés et encadrés

Les fonds climat s'appuient sur ces tendances pour proposer de nouvelles perspectives de développement aux épargnants. Nécessaires à la transition vers la neutralité carbone, ils sont distingués notamment en France par le label Greenfin[2], créé par le ministère de la Transition Écologique. Celui-ci garantit leur qualité verte en listant 8 catégories d'activités entrant dans le champ de la transition écologique et de la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, il ne s'agit pas seulement d'investir dans les énergies renouvelables, mais bien de décarboner des pans entiers de l'économie, de la rénovation énergétique des bâtiments à la décarbonation des industries les plus polluantes en passant par la transition écologique de l'agriculture.

Les fonds à impact environnementaux certifiés et encadrés par des règlementations françaises et européennes visent à répondre aux attentes des particuliers. Conscients des enjeux, ceux-ci aspirent à une épargne conciliant impact social, impact environnemental et performance économique. Les fonds climat bénéficient d’un engouement porté, d'une part, par les perspectives de croissance liées à la nécessaire décarbonation des entreprises, d'autre part, par la sensibilité des épargnants à donner du sens à leur épargne illustrée notamment par la dynamique de collecte autour des fonds ISR (Investissement Socialement Responsable) intégrant les critères d'évaluation Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance à leur processus d’investissement.

La chaîne de valeur de la décarbonation

Ces fonds investis dans des éco-activités[3] tentent de favoriser la transition énergétique et environnementale. Il s'agit, par exemple, des transports « propres » (véhicules hybrides et électriques), des énergies renouvelables (l'éolien ou l'hydraulique), de l’éco-conception des bâtiments, de l'économie circulaire (recyclage), de l'agriculture durable… Pour atteindre les objectifs fixés et lutter efficacement contre le réchauffement climatique, il apparaît indispensable de mobiliser l'ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de valeur. Toutes les entreprises sont concernées, celles pleinement investies dans la mise au point de nouvelles technologies vertes en les aidant à mieux se développer, et celles qui doivent se réinventer aujourd’hui autour d’une démarche de décarbonation pour pérenniser leurs activités futures.

C'est le rôle que la finance durable entend jouer. En créant des fonds dédiés au climat et à la décarbonation de l'économie, les gestionnaires permettent aux épargnants d'investir dans des activités qui ont un fort impact social et environnemental et de chercher à bénéficier de réelles performances économiques tout en réduisant le coût d’accès au capital des entreprises à l’origine de cette transition.

Comme tout investissement, les fonds gérés par Dorval Asset Management comportent un risque de perte en capital et le montant du capital investi n’est pas garanti.

Les exemples cités reposent sur la base d’analyses propres à Dorval AM en date du 15/02/2022. Ils ne constituent pas un engagement ou une garantie. Cette dernière se réserve la possibilité de faire évoluer ses analyses.

Les performances futures sont soumises à l’impôt, lequel dépend de la situation personnelle de chaque investisseur et est susceptible de changer à l’avenir. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures.

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[1] https://www.ecologie.gouv.fr/label-greenfin. Les références à un classement, un label, un prix et/ou à une notation ne préjugent pas des résultats futurs du fonds ou du gestionnaire.

[2] Définition proposée par l'OCDE et Eurostat dans The Environmental Goods and Services Industry (1999) : activités qui visent à mesurer, prévenir, limiter, minimiser ou corriger les dommages environnementaux causés à l'eau, à l'air et au sol, ainsi que les problèmes relatifs aux déchets, au bruit et aux écosystèmes. Elles comprennent les technologies, biens et services qui réduisent les risques environnementaux et minimisent la pollution et l'utilisation des ressources

[3] Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

CORPO CORNER

Dorval Asset Management accélère son développement et dévoile ses ambitions !

Pour accompagner son développement, Dorval Asset Management renforce son dispositif de vente en internalisant la distribution de son offre vers toutes les clientèles externes (CGP, wholesale, institutionnels, assureurs en France et à l’international), auparavant opérée par Natixis Investment Managers. A ce titre, Philippe Cormon rejoint la société de gestion en tant que Directeur du développement commercial et du marketing, avec plus de 26 ans d’expérience en développement dans la gestion d’actifs, l’assurance vie et la banque privée. Philippe Cormon aura vocation à bâtir, d’ici à 2023, une équipe composée de quatre professionnels du développement pour accompagner les clients dans leurs choix d’investissement. La distribution de l’offre Dorval Asset Management vers les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne reste pleinement assurée par les équipes de Natixis Investment Managers.

Trois questions posées à Philippe Cormon, nouveau Directeur du développement de Dorval AM :

Quelles sont vos ambitions pour 2022 et à moyen terme ?

Dorval AM est une boutique de gestion française composée de 27 personnes et qui gère actuellement 1.5 Md€ via des expertises reconnues de gestion actions de conviction et diversifiées. Sa clientèle est aujourd’hui essentiellement composée d’investisseurs du monde de la distribution souvent basés en France et des entités du groupe BPCE.

Notre premier objectif est de diversifier notre base de clients en s’adressant à toutes typologies d’investisseurs (CGPI, wholesale, family offices, banques et assureurs, caisses de retraite, mutuelles, entreprises) avec des offres de produits et services innovantes adaptées aux contraintes de chacun. Le deuxième sera de prioriser le marché français dans un premier temps mais nous souhaitons également rapidement nous développer sur plusieurs pays européens via une force commerciale interne et via des TPM (les tierces parties marketeurs, prestataires externes indépendants qui assurent la promotion et le développement commercial auprès des investisseurs professionnels, aussi bien institutionnels que distributeurs). Le troisième sera l’innovation permanente en matière d’offres de produits et de services pour répondre aux mieux aux attentes de nos clients. Fort de l’agilité d’une petite maison et du soutien précieux d’une très grande institution (Natixis IM), Dorval AM et ses équipes très expérimentées sauront relever ces grands défis avec une volonté forte de « donner de la valeur à vos valeurs ! »

Au sein de la gamme, quelles stratégies recommandez-vous pour 2022 ?

La gamme de Dorval AM est aujourd’hui composée de 5 fonds actions (la gamme « Manageurs » et le fonds climat Dorval European Climate Initiative) et de 4 fonds flexibles monde et européens (la gamme « Convictions »). Tous ces fonds sont labellisés ISR (Investissement Socialement Responsable)  ; notre fonds Dorval Manageurs Small Cap Euro et notre fonds climat bénéficient en plus et respectivement, du label Relance et du label Greenfin .

Pour les investisseurs qui recherchent du rendement dans une enveloppe de risque mesurée entre SRRI 3 et SRRI 4 grâce à une diversification mondiale et des portefeuilles aux valeurs équipondérées (environ 300), je recommande Dorval Global Convictions et Dorval Global Convictions Patrimoine.

Pour les investisseurs qui souhaitent investir sur la classe d’actifs « actions » mais qui hésitent entre value et croissance tout en étant, comme nous, convaincus que c’est la qualité du management responsable de l’entreprise qui créé toute sa richesse, je recommande d’investir sur Dorval Manageurs (actions France) ou Dorval Manageurs Europe (actions européennes).

Par ailleurs, nous ne pouvons pas passer à côté des grands enjeux du réchauffement climatique qui nous touchent tous. C’est pour cela que nous avons créé récemment le nouveau fonds Dorval European Climate Initiative qui investit dans les entreprises innovantes qui répondent à l’Accord de Paris.

Enfin, dernier point, pour les personnes désireuses de déléguer la gestion de leurs actifs, nous offrons des solutions sur mesure via nos fonds dédiés et nos mandats de gestion en architecture vraiment ouverte !

Les fonds sont exposés à des risques spécifiques, notamment les suivants : risque actions, risque de change, risque de taux, risque de crédit, risque lié à l’utilisation des instruments dérivés financiers et risque de durabilité. Veuillez vous référer à toutes les caractéristiques et à tous les objectifs des fonds disponibles dans leur prospectus et leur document d’informations clés pour l’investisseur avant de prendre toute décision finale d’investissement.Le capital investi n'est pas garanti.

Enfin (et surtout !) … pourquoi avoir choisi Dorval AM ?

Plusieurs éléments m’ont séduit : une entreprise à la fibre entrepreneuriale, des équipes de gestion très expérimentées et de nombreuses fois récompensées, l’appui d’un grand groupe qui place l’investissement responsable au cœur de sa stratégie !

L’élément qui m’a décidé ? le capital humain ! Une entreprise ne peut relever de grands défis que si l’ensemble de la chaine de valeurs est mobilisé, valorisé et motivé pour donner le meilleur service à nos clients. Dorval AM a répondu à mes attentes et aujourd’hui, je m’inscris totalement dans cette nouvelle aventure !

Comme tout investissement, les fonds gérés par Dorval Asset Management comportent un risque de perte en capital et le montant du capital investi n’est pas garanti.

Les références à un classement, un label, un prix et/ou à une notation ne préjugent pas des résultats futurs de ces derniers/du fonds ou du gestionnaire.

Dorval Asset Management ne saurait être tenue responsable de toute décision prise ou non sur la base d’une information contenue dans ce document, ni de l’utilisation qui pourrait en être faite par un tiers. Les OPCVM cités sont autorisés à la commercialisation en France et éventuellement dans d’autres pays où la loi l’autorise. Préalablement à tout investissement, il convient de vérifier si l’investisseur est légalement autorisé à souscrire dans un OPCVM. Les caractéristiques, les frais et le profil de risque et de rendement relatifs à l’investissement dans un OPCVM sont décrits dans le Document d’Informations Clés pour l’Investisseur (DICI) de ce dernier. Le DICI et les documents périodiques sont disponibles gratuitement sur demande, auprès de Dorval Asset Management. Vous devez prendre connaissance du DICI, qui doit vous être remis, préalablement à la souscription. La définition des indicateurs de risques mentionnés dans ce document figure sur le site internet : www.dorval-am.com.

Télécharger la lettre mensuelle en version PDF : La lettre mensuelle - Mars 2022