Taux d'exposition Gamme Dorval Asset Management – 11 septembre 2020

A court terme, la volatilité du Nasdaq, la reprise du virus en Europe et les tensions entre l’Angleterre et l’UE limitent l’appétit des investisseurs pour le risque.

Le contexte macro-financier général demeure cependant favorable aux actions, avec une reprise mondiale qui s’affirme et des taux d’intérêt au tapis.

 

Après avoir perdu 10% en trois jours la semaine dernière, le Nasdaq semble se stabiliser. Sa volatilité reste cependant élevée, à près de 40%. Pour le moment, la plupart des investisseurs interprètent cette correction comme localisée et salutaire. L’impact sur les marchés européens, peu concernés par les craintes de bulle spéculative, n’est pas nul, mais il est pour le moment faible (cf. graphique 1). A court terme, on ne peut exclure que des dégagements plus importants sur les valeurs phares de la cote américaine ne finissent par contaminer le reste du marché. Nous verrons bien. S’il se produit, ce scénario ne constituerait cependant pas un choc macro-financier significatif, mais selon nous plutôt une occasion de renforcer les positions sur des marchés des actions qui ne nous paraissent globalement pas surévalués.

 

Si la résurgence de l’épidémie de coronavirus en Espagne et en France a été clairement confirmée, les nouvelles en provenance de Chine – qui a réouvert ses cinémas depuis la fin du mois d’août – et des Etats-Unis – en passe de juguler sa deuxième vague de cas – sont nettement meilleures. Même si c’est loin d’être confortable, l’économie mondiale, boostée par les plans de soutien, est donc bien capable de se reprendre malgré le virus. L’annonce d’un vaccin qui a passé la phase III des tests serait cependant bienvenue pour mettre fin aux doutes. AstraZeneca, qui avait annoncé un arrêt de ses tests à cause de problèmes aigus chez un des patients, pense toujours développer son vaccin en collaboration avec l’université d’Oxford avant la fin de l’année. D’autres tests menés par d’autres laboratoires pointent dans la même direction et avec le même calendrier.

 

Alors que la Grande-Bretagne est sortie de l’Union européenne au début de l’année, son divorce d’avec le marché unique, prévu en fin d’année, n’est pas encore formalisé. Boris Johnson a créé la surprise en revenant sur certains éléments de l’accord ratifié à la fin de l’année 2019, avec comme conséquence une réplique de l’UE sous forme d’ultimatum. Le principal point d’achoppement des négociations actuelles concerne les règles régissant les aides de l’Etat aux entreprises, règles garantissant une concurrence équitable. Un compromis de dernière minute – sans doute en échange d’un assouplissement de la position britannique sur la pêche – semble à ce stade le scénario le plus probable. Si aucun accord n’est trouvé, les échanges entre la Grande-Bretagne et l’Europe se retrouveraient traités selon les règles de l’OMC. Le choc serait négatif, surtout pour l’Angleterre, mais il serait en parti noyé dans l’océan des plans de soutien budgétaires et monétaires massifs des deux côtés de la Manche. La principale victime serait la livre britannique, déjà affaiblie (cf. graphique 2).

 

Les scénarios de risques (Nasdaq, COVID-19, Brexit) ne nous semblent pas suffisamment dangereux à ce stade pour remettre en cause notre scénario central constructif. L’environnement économique mondial porteur (début de cycle), les politiques économiques très expansionnistes, les espoirs de vaccins et le niveau très bas des taux d‘intérêt plaident toujours en faveur des marchés des actions. Dans ce contexte, les portefeuilles de Dorval AM restent bien investis, avec des thèmes d’investissements diversifiés et un biais en faveur des secteurs les plus cycliques.

 

 

 

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