Dorval Asset Management : le risque italien devrait se dissoudre dans la reprise économique

Le résultat des élections italiennes a confirmé une tendance générale en Europe de l’ouest : les partis populistes et antisystème gagnent de nouveaux électeurs, mais demeurent incapables de prendre le pouvoir. 

De plus, les deux principaux partis populistes italiens – le Mouvement 5 Etoiles de Luigi di Maio d’un côté, et la Lega de Matteo Salvini – ont fortement modéré leurs postures anti-euro au cours de la campagne. Comme en France, le thème de la sortie de l’euro n’a jamais attiré les foules– bien au contraire.

On sait déjà qu’aucune majorité claire ne pourra s’exprimer au Parlement, mais que la coalition entre la Lega et le Forza Italia de Silvio Berlusconi tentera de former un gouvernement minoritaire. Le principal enjeu sera la politique budgétaire. Avec une dette publique de 130% du PIB, l’Italie est le grand pays de la zone euro le moins bien noté par les agences de notation.

Cependant, la reprise économique en cours, les forts excédents commerciaux (+3% du PIB), et la baisse récente du déficit budgétaire (-1.9% du PIB en 2017, au plus bas depuis 2007) avaient conduit l’agence Standard & Poors à relever sa note d’un cran en octobre dernier. L’Italie devra absolument éviter un retour en arrière, et donc enterrer la plus grande partie des promesses électorales très généreuses des différents partis. C’est à cette condition que le différentiel de taux d’intérêt à long-terme entre l’Italie et l’Allemagne – encore aujourd’hui de +1.35% – pourra continuer à se réduire progressivement.

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