Diversifier les portefeuilles, et craindre l’asymétrie plus que les taux d’intérêt

DORVAL'S MACRO CORNER
« Adapter le savoir économique aux réalités des marchés et s’affranchir de la dictature des indices »
François-Xavier Chauchat
Membre du comité d’investissement. Cadrage macroéconomique et allocation d’actifs.
Il est maintenant probable que la croissance économique mondiale atteindra bientôt 4%. 

Cette reprise est tirée par le monde hors Chine, ce qui crée une fenêtre d’opportunité à cette dernière pour accélérer les réformes. La Chine va donc agir comme un stabilisateur automatique, réduisant cette fois le risque d’une surchauffe mondiale en 2018.

La normalisation de la croissance va-t-elle finir par accoucher de celle de l’inflation et des taux d’intérêt ? Sagement, la plupart des économistes préviennent que cela devrait au moins en partie se produire, mais le doute est cependant permis. L’inflation globale est moins susceptible d’accélérer en 2018 si la Chine ralentit. De plus, le cauchemar des banquiers centraux serait de voir l’économie ralentir avant que l’inflation ne se normalise. Si, contre toute attente, l‘inflation échouait à remonter l’année prochaine, la Fed devra même envisager d’arrêter la hausse des taux. En tout état de cause, la politique monétaire US demeurera extrêmement prudente en 2018.

Si nous avons raison de penser que la Fed restera l’amie des investisseurs, alors l’idée d’un cycle financier mondial unique conduit principalement par la Fed devient moins efficace. La normalisation graduelle de la politique de la Fed depuis 2014 n’a en effet pas empêché la faible corrélation des performances pays/secteurs sur les marchés mondiaux. D’un point de vue fondamental, ces faibles corrélations sont justifiées par les fortes divergences économiques mondiales. Nous en concluons que la diversification des portefeuilles s’impose car elle produit bien les effets positifs attendus, ce qui était moins le cas au cours des deux décennies précédentes.

Nous continuons de penser que le principal défi pour les investisseurs est ce que nous avons appelé « l’asymétrie négative », c’est-à-dire une situation où, bien que justifiées, les valorisations élevées et l’optimisme généralisé réduisent la probabilité de surprises à la hausse. La flexibilité demeure la principale réponse à ce défi. En octobre nous avons réduit notre taux d’exposition aux actions à un niveau neutre. Nous nous tenons prêts à le modifier à nouveau en fonction du contexte de marché.

 

Télécharger la lettre mensuelle en version PDF ici : Dorval's Macro Corner - Novembre 2017

 

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