Taux d'exposition Gamme Dorval Asset Management – 23 octobre 2020

Un scénario économique en « W asymétrique » se dessine de plus en plus clairement en Europe (graphique 1).

L‘ampleur et la durée du repli du quatrième trimestre dépendront du niveau de restrictions qui sera nécessaire pour stabiliser l’épidémie, ce qui reste très difficile à prévoir. Hors d’Europe, cependant, la situation est nettement plus encourageante.

 

 

Avec des couvre-feux de plus en plus généralisés et même des re confinements en Irlande et au Pays de Galles, les perspectives économiques de court-terme se dégradent en Europe. Il est encore possible que les restrictions imposées à ce jour suffisent à stabiliser la situation, ce que nous saurons probablement dans les deux à trois semaines. Dans ce cas le coût économique restera très modeste. Mais la probabilité de nouvelles vagues de restrictions d’ici Noël a nettement monté. L’impact économique immédiat sera significatif, même s’il n’atteindra pas le niveau du printemps. Les gouvernements européens essaieront en effet de conserver la plus grande partie possible de l’économie ouverte. Avec les masques et les tests, il serait par exemple étonnant que les usines et les chantiers de constructions soient amenés à fermer.

 

Au niveau mondial, les mauvaises nouvelles européennes sont compensées par des évolutions plus positives dans les autres zones (pour rappel, l’Europe représente 25% de l’économie mondiale). Le virus reste maitrisé en Asie, et on observe un reflux significatif des cas en Inde et en Amérique Latine.

Aux Etats-Unis, enfin, le niveau actuel des restrictions n’empêche pas l’économie de rester dynamique (le PMI composite d’octobre a grimpé à 55,5, au plus haut depuis début 2019). Un nouveau stimulus budgétaire est prévu après les élections. Celui-ci pourrait être particulièrement important si Biden est élu et que le Sénat passe du côté démocrate (scénario de la « vague bleue »). C’est une des raisons qui pousse les taux longs américains à la hausse.

 

 

Sur les marchés, les investisseurs ont réagi aux mauvaises nouvelles européennes en achetant des obligations allemandes (graphique 2). Les marchés des actions ont cependant résisté. La psychologie de marché est en effet moins propice à la panique car l’expérience a montré que les Etats et banques centrales étaient parfaitement capables d’absorber une très grande partie des risques économiques et financiers. Les investisseurs savent par ailleurs que les nouvelles sur le front sanitaire peuvent évoluer très vite, soit par l’annonce de vaccins et/ou traitements, soit par une stabilisation du nombre de cas de Covid-19.

 

Enfin, sur le marché des actions européennes, près de la moitié du chiffre d’affaire agrégé des entreprises cotées est réalisée hors d’Europe, ce qui limite aussi les risques.

 

Dans ces conditions nous avons légèrement diminué notre exposition aux actions européennes dans les portefeuilles. Pour le futur proche, d’autres ajustements tactiques pourraient intervenir en fonction de l’évolution de l’épidémie en Europe et sur la côte Est des Etats-Unis, mais aussi des élections américaines.

 

Pour le moyen terme, cependant, nous restons convaincus que le thème majeur sera la reprise économique mondiale en 2021, même si le virus reste présent. Nous pensons que l’impact économique du Covid-19 sera de plus en plus faible par amélioration des procédures de contrôle de l’épidémie (comme on le voit en Asie) et par adaptation des consommateurs et producteurs. Le scénario deviendrait plus positif encore pour les secteurs les plus cycliques – en particulier dans les services – si un vaccin et/ou un traitement crédible étaient annoncés.

 

 

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