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Belgique (FR)
Donner de la valeur à vos valeurs

LA LETTRE MENSUELLE - FÉVRIER 2022

MACRO CORNER

La Réserve fédérale hausse le ton, les préférences des investisseurs en action sont questionnées

La première des huit réunions annuelles de la Réserve fédérale était très attendue par les investisseurs. Dans son discours, Jerome Powell hausse le ton contre l’inflation, tout en admettant que la Fed n’a qu’une partie de la solution entre ses mains. Avec une politique monétaire américaine moins accommodante, et plus dépendante des données macro-économiques, les investisseurs s’inquiètent d’un resserrement trop brutal des conditions financières.

Si le gouverneur de la Réserve fédérale a beaucoup insisté sur la force du marché du travail américain et la fin logique du « quoi qu’il en coûte » monétaire, c’est le doute sur le gradualisme qui a fait couler le plus d’encre. Le FOMC, le comité de le Réserve fédérale qui établit la politique monétaire, publiera ses prochaines prévisions à la réunion du 16 mars (il n’y aura pas de réunion en février) et en dira un peu plus sur la trajectoire préférée de ses membres. Powell a cependant d’ores et déjà indiqué que la hausse très graduelle de 2015-2018 ne sera pas un bon guide étant donné la différence de point de départ en termes de taux de chômage et d’inflation. Les marchés de taux ont immédiatement réagi en intégrant 5 hausses de taux de 25 points de base d’ici la fin de l’année ce qui porterait le taux directeur à 1.25% (graphique 1).

Depuis plusieurs mois maintenant on observe un dégonflement de bulles de valorisation localisée (Green Tech, Tech US non profitables, biotech…). Jusqu’au début de l’année 2022 ce dégonflement avait lieu dans une relative indifférence. Dorénavant, la question de la contagion vers l’ensemble des valeurs de croissance et plus largement à tout le marché financier se pose.

Plusieurs logiques s’affrontent.

D’un côté, certains mettent en avant le caractère ordonné du dégonflement de valorisation. Pour le moment, pas de tension financière généralisée (graphique 2). Les spreads de crédit s’élargissent, notamment sur les obligations d’entreprises de moins bonne qualité mais on est loin d’un niveau de crise. Les marchés émergents, réputés les plus sensibles aux resserrements de la politique monétaire américaine, ne souffrent pas outre mesure malgré la nette hausse du dollar US contre l’euro, le yen ou le dollar australien.

De l’autre, certains observateurs attribuent l’absence de tension à une complaisance des investisseurs et attendent des signaux plus tangibles de « capitulation » avant de reprendre du risque.

Pour le moment, notre diagnostic est plutôt celui d’un dégonflement de valorisation et de positionnement excessif sur des segments importants en capitalisation de la cote. Cela fait monter l’angoisse sans impact majeur sur l’économie réelle à ce stade. Pour autant, le scénario de risque d’un coup de frein trop brutale de la Réserve fédérale augmente sans être majoritaire. La hausse de la volatilité nous amène à conserver une exposition modérée aux risques dans nos allocations.

MICRO CORNER

Veolia, Danone, L’Oréal… Des entreprises du CAC 40 luttent contre « l’océan de plastique »

L'océan, régulateur de notre climat, produit 50% de l’oxygène que nous respirons et capte plus de 25% de nos émissions de CO2. L’océan absorbe 90% de la chaleur résultant des émissions des gaz à effet de serre. Enfin, 80% des déchets dans l’océan (composés de plastiques à 90%) proviennent de la terre via les fleuves.

Le « One Ocean Summit » se tiendra à Brest du 9 au 12 février 2022. Il va placer les scientifiques, les acteurs économiques, les acteurs régionaux et les Nations Unies autour d’une même table.

Dorval AM souhaite porter un éclairage sur les enjeux autour de cette urgence climatique ; ce thème est intégré au sein du fonds climat Dorval European Climate Initiative.

Le plastique s’est imposé dans quasiment tous les secteurs

Le plastique, matériau résistant et économiquement accessible, a opéré une véritable transformation dans nos sociétés à partir des années 1950 en s’imposant dans l’ensemble des secteurs de notre économie : la construction, le transport, la médecine ou encore l’électronique. L’emballage plastique représentait près de la moitié de la consommation de plastique mondiale en 2017 et plus d’un million de bouteilles en plastique sont vendues chaque minute dans le monde. Par cette consommation massive, le plastique a connu une croissance exponentielle passant de 2,3 millions de tonnes de plastique produites en 1950 à 368 millions de tonnes en 2019. L’Europe a été à l’origine de la production de 58 millions de tonnes de plastique en 2019 soit 16% de la production mondiale.

Actuellement, 81% des plastiques en circulation à travers le monde deviennent des déchets en moins d’un an et plus de 40% d’entre eux sont destinés à un usage unique. En effet, seul 9% du plastique en circulation dans le monde entre 1950 et 2015 a été recyclé, entrainant 4,6 milliards de tonnes de pollution visible.

Ce « 7e continent » tue la faune aquatique

Cette pollution visible apparait comme une menace pour l’environnement, la biodiversité et la santé publique. À titre d’exemple, elle se traduit par l’apparition d’un nouveau continent, baptisé « le 7e continent », constitué de 80.000 tonnes de plastique sur une superficie estimée à 6 fois la France (en km²) et est notamment responsable chaque année de la mort de 14.000 mammifères et de 1.4 millions d’oiseaux due à l’ingestion du plastique se décomposant en micro ou nano-plastique. Ces constats environnementaux et sanitaires poussent un ensemble d’acteurs (gouvernements, collectivités locales, entreprises et citoyens) à trouver des solutions viables.

Dans ce contexte, les Nations Unis alertent sur la manière dont les déchets plastiques compromettent la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), notamment l'ODD 1 sur l'élimination de la pauvreté, l'ODD 2 sur la faim « zéro », l'ODD 14 sur la protection des écosystèmes marins et l'ODD 16 sur l'accès à la justice pour tous et la mise en place d'institutions efficaces, responsables et inclusives à tous les niveaux.

Mieux recycler le plastique pour protéger l’océan

À ce titre, l’Union européenne a pour objectif à horizon 2030 d’atteindre un taux de recyclage du plastique de 55% contre un taux d’environ 30% en 2020. Cependant, à l’échelle des États membres, une grande disparité demeure autour de cet objectif. En France, cette ambition s’est traduite par la mise en place d’une tarification incitative des déchets dans 32% des municipalités en 2020 pour encourager les citoyens à trier leurs déchets. Seulement 24% de nos déchets plastiques sont actuellement recyclés avec, pour la quasi-totalité, une méthode mécanique nécessitant une phase de tri au préalable.

Veolia, Danone Waters, L’Oréal… Des entreprises du CAC 40 agissent pour l’environnement

Dans le cadre de la thématique « Transition énergétique et environnementale », des entreprises comme Veolia ou Carbios apparaissent comme des acteurs de référence dans la gestion de déchets plastiques. En effet, des industriels comme L’Oréal, Nestlé ou encore Danone collaborent avec des sociétés de gestion des déchets dans le cadre de leurs programmes visant à réduire leurs consommations de plastique. Dans son activité de recyclage du plastique, Veolia vise 800 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023 et 1 milliard d’euros en 2025 (versus 320 millions en 2019), notamment par une croissance du taux de recyclage du plastique et par l’acquisition de Suez.

Comme Veolia, la jeune entreprise Carbios compte sur le plastique pour croître. Pour cela, elle s’appuie sur la conception et le développement d’une enzyme permettant de recycler le plastique à l’infini. Son ambition est de convertir le PET (polyéthylène téréphtalate) , plastique le plus utilisé au monde, non plus en un déchet mais en une matière première infinie, tout en créant une chaine de valeur s’inscrivant dans l’économie circulaire. Carbios est soutenue par de grands groupes comme L’Oréal, acteur mondial dans le domaine des cosmétiques avec un usage de plastique de 140.000 tonnes en 2018. À travers son objectif d’utilisation de 50% de plastiques recyclés ou biosourcés d’ici 2025, L’Oréal a cofondé un consortium avec Carbios pour encourager l'industrialisation de la technologie de bio-recyclage. Danone Waters et Nestlé ont également rejoint L’Oréal dans cette transition vers des plastiques plus durables.

Veolia et Carbios illustrent ces exemples de solutions contribuant à la transition engagée par ces industriels. Cette transition est facilitée par l’adhésion des consommateurs finaux de plus en plus sensibles à cette problématique, gage de qualité pour eux.

3700 milliards de dollars par an : le coût caché du plastique

Le plastique, pourtant doté de vertus facilitant son utilisation dans de nombreuses industries, fait supporter à la collectivité de nombreuses externalités négatives qui menacent l’environnement et la biodiversité. WWF déplore dans son dernier rapport sur le plastique, le coût caché du plastique que l’ONG estime 10 fois supérieur à son coût de production, soit 3700 milliards de dollars par an. Cette prise de conscience, apparue il y a quelques années, est aussi bien réglementaire que citoyenne. Pour y faire face, des solutions émergent pour réduire son utilisation massive tant dans l’utilisation d’alternatives que dans le recyclage de ce matériau devenu déchet. L’effort de l’ensemble des acteurs (gouvernements, collectivités locales, entreprises et citoyens) constitue l’enjeu majeur de cette transition et nous invite à réfléchir pour éviter de reproduire les erreurs du passé dans le déploiement de solutions alternatives.

L’économie circulaire adresse une réponse à cet enjeu avec la nécessité d’améliorer le recyclage, la valorisation énergétique des déchets ou encore la réutilisation des matières ou des produits pour prévenir de ces pollutions nuisibles.

Dorval Asset Management s’engage et capitalise sur son expertise d’analyse extra-financière pour traiter les enjeux climatiques au travers d’une sélection d’entreprises apportant des solutions compatibles avec l’Accord de Paris à travers 8 éco-activités[1] dont l’économie circulaire au sein du fonds Dorval European Climate Initiative, labellisé Greenfin et ISR.

Le fonds est exposé aux risques spécifiques suivants : risque actions, risque de change, risque de taux, risque de crédit, risque lié à l’utilisation des instruments dérivés financiers et risque de durabilité. Le capital investi n'est pas garanti.

Les exemples cités reposent sur la base d’analyses propres à Dorval AM en date du 31/01/2022. Ils ne constituent pas un engagement ou une garantie. Cette dernière se réserve la possibilité de faire évoluer ses analyses.

CORPO CORNER

Dorval European Climate Initiative, notre fonds climat, obtient le label Greenfin, un repère essentiel de la finance verte

Créé par le ministère de la Transition écologique, le label Greenfin garantit la qualité “verte” des fonds d’investissement. Il s’adresse aux acteurs du monde financier (gérants, investisseurs institutionnels et particuliers etc.) désireux d’encourager les pratiques transparentes et durables. Les fonds qui investissent dans le secteur nucléaire et les énergies fossiles sont automatiquement exclus du label. Ce label renforce ainsi la crédibilité des fonds qui s’inscrivent dans une démarche verte.

Le label Greenfin garantit donc aux investisseurs - banques, assurances et épargnants - que les produits financiers auxquels il est attribué contribuent effectivement au financement de la transition énergétique et écologique.

Pour obtenir le label Greenfin, l'organisme de certification effectue un audit pour s'assurer que les fonds répondent à un ensemble de critères de labellisation. Pour plus d'informations sur la méthodologie, veuillez consulter le site https://www.ecologie.gouv.fr/label-greenfin#e0.

Avec sa double labellisation ISR et Greenfin, Dorval European Climate Initiative est un fonds actions résolument vert certifié par des experts

Labellisé ISR et Greenfin et classé article 9 au sens de la réglementation SFDR[1], le fonds a pour objectif d’identifier les opportunités d'investissement sur toute la chaîne de valeur et sur l'ensemble des secteurs d'activité afin de sélectionner les sociétés capables de créer de la valeur à long terme.

Dorval Asset Management propose dans ce fonds d’investir dans des sociétés européennes de toutes capitalisations majoritairement de la zone euro, dont les produits et/ou services ont un impact positif sur l'environnement ou contribuant à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris et ce, en s’appuyant sur son expertise historique dans la gestion actions européennes.

90% du portefeuille est investi sur des activités favorisant la transition énergétique et écologique telle que définie par le référentiel Greenfin ou la taxonomie européenne. Le portefeuille peut être complété par des valeurs hors éco-activités[2] mais contribuant à l’objectif d’investissement durable du fonds.

Dorval European Climate Initiative vise ainsi à concilier performance économique et impact social et environnemental en mobilisant tout ou partie de l’épargne au bénéfice de la transition énergétique et écologique. Par ailleurs le fonds contribue au financement de la fondation EPIC, qui lutte contre les inégalités touchant l’enfance et la jeunesse grâce à des organisations sociales rigoureusement sélectionnées pour leur fort impact, à travers le reversement de 10% des frais de gestion nets de rétrocessions du fonds.

Le fonds est exposé aux risques spécifiques suivants : risque actions, risque de change, risque de taux, risque de crédit, risque lié à l’utilisation des instruments dérivés financiers et risque de durabilité. Le capital investi n'est pas garanti.

Dorval European Climate Initiative est classifié « catégorie 6 » sur l’échelle de rendement/risque (indicateur de risque et de rendement : 1 correspond à un risque faible mais non nul, 7 correspond au risque le plus élevé. A risque plus faible, rendement potentiellement plus faible, inversement à risque plus élevé, rendement potentiellement plus élevé).